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 LEGENDE D'ANJOU

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toutetrien59
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Date d'inscription : 02/03/2017
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Localisation : Pays de Loire

MessageSujet: LEGENDE D'ANJOU   Mer 24 Mai - 17:37


LA PROMESSE DU MEUNIER DE LA TRANCHEE.



Il fut un temps, où le moulin à eau de Seiches-sur- le-Loir, en Anjou,
n'arrêtait pas de moudre du grain.
Et, le meunier et sa femme vivaient heureux.
Ils s'aimaient, et gagnaient énormément d'argent.
Mais en quelques mois, soudain,
ils apprirent ce qu'était le malheur,
car ils s'appauvrirent aussi vite qu'ils s'étaient enrichis.
Personne en effet ne leur portait plus de grain à moudre.
Le meunier se mit à faire des cauchemars la nuit,
et, le jour, il n'arrêtait pas de retourner dans sa tête
de sombres pensées.

Un soir, alors qu'il contemplait tristement la grande roue
de son moulin désormais inutile,
il entendit un bruit qui venait du Loir.
Il fut stupéfait de voir sortir de l'eau,
une superbe jeune femme aux cheveux blonds comme les blés,
et lui le blé, Dieu sait s'il l'aimait....
La belle vit notre meunier si affligé,
qu'elle lui en demanda la raison :
- qu'est-ce-qui te tracasse, brave homme ?
Malgré sa surprise, il lui expliqua ses problèmes.

-Ne t'inquiète pas, tu vas être bientôt
plus riche et heureux que jamais.
Pour cela, il te suffira de me donner
ce qui vient de naître dans ta maison.

-Qu'à cela ne tienne... c'est tout simple,
et il courut jusqu'à sa maison,
en se souvenant que la chatte
venait d'avoir un petit chaton le matin même.

Oui, mais voilà, il n'avait pas pensé
que sa femme enceinte pourrait bien avoir son enfant
avec un peu d'avance.
Et malheur, la fille de ferme le voit arriver,
et lui crie : "c'est un garçon"

Le meunier raconte à son épouse sa folle promesse.
A quoi lui servirait d'être riche, s'il devait perdre son fils.
Il ne retourna pas voir la jeune naïade,
et le temps passa....

L'enfant grandissait en âge, et en sagesse,
et le meunier était à nouveau riche,
puisque tous les gens des environs
lui portaient leur grain à moudre.
Mais il était toujours inquiet,
et se souvenant de la promesse qu'il n'avait pas tenue,
il défendait à son fils d'aller se promener auprès du Loir.

Le fils du meunier était devenu un élégant jeune homme,
qui plaisait à toutes les filles.
Il en épousa une, dont il était tombé amoureux.
Elle était jolie, et avait bon coeur,
c'était un couple heureux.

Mais un jour il poursuivit un cerf jusqu'à la rivière.
Il le tua, et après l'avoir dépecé,
se lava les mains dans le Loir.
C'est à ce moment que la naïade l'attrapa,
et l'entraîna vèrs le fond.

Sa jeune femme qui ne l'avait pas vu revenir à la maison,
le chercha longtemps,
et passant près de la rivière,
elle comprit, en voyant le couteau et le sac de son mari
à côté du cerf dépecé, ce qui était arrivé.
Inquiète, mais épuisée, elle finit par s'endormir.
Elle rêva que, dans le bois le plus proche,
habitait une vieille femme
qui l'aiderait à résoudre son problème.

En se réveillant, elle constata
que son rêve correspondait à la réalité
puisqu'elle put rencontrer une vieille femme dans une cabane,
derrière le bois le plus proche.
-Ne te tourmente plus, je te donne ce peigne d'or,
une nuit de pleine lune,tu iras au bord du Loir,
et tu peigneras tes longs cheveux,
et, avant de partir, tu feras exprès d'oublier ton peigne.
Elle fit ce que lui avait dit la vieille femme.
Et, un soir de pleine lune, elle alla près de la rivière.
A peine avait-elle posé son peigne,
qu'il fut emporté par une vague.
Elle aperçut un instant le visage de son mari,
qui lui parut avoir une expression de profonde tristesse.

Elle retourna voir la vieille femme qui,
cette fois, lui dit d'emmener avec elle une flûte
au bord de la rivière une nuit de pleine lune.
La jeune femme vînt donc jouer un air de flûte
alors que la lune était pleine.
Elle vit son mari sortir la tête de l'eau,
puis le corps jusqu'à la taille.
Celui-ci tendit les bras vèrs sa femme,
mais une vague l'emporta.

La vieille femme encore une fois consultée,
donna ce conseil :
-Prends un rouet,
et va filer la laine près de la rivière à la prochaine lune.

L'épouse fit ce qu'on lui avait dit,
et quand elle eut fini de filer, elle pose le rouet à côté d'elle.
La naïade surgit d'un seul coup,
et prit l'objet qu'elle convoitait.
Cela donna le temps au fils du meunier de sortir de l'eau.
Il sauta sur la rive, et prenant sa femme par la main,
s'enfuit le plus loin possible.
Mais tous deux furent poursuivis
par une sorte de raz-de-marée du Loir.
La vieille femme pour les sauver,
décida de les transformer en animaux n'ayant pas peur de l'eau :
une grenouille, et un crapaud,
et une fois que la rivière eut rejoint son lit
leur redonna leur forme humaine.
Quand ils reprirent leur aspect humain,
ils étaient loin l'un de l'autre, ils s'étaient perdus,
et refirent leur vie chacun de leur côté.
Tous deux étaient devenus bergers.

Un jour leurs troupeaux les entraînèrent dans la même vallée.
Un soir de pleine lune, le berger joua de la flûte,
faisant pleurer la bergère.
-Il y a longtemps, dit-elle, j'ai joué le même air,
et mon mari est sorti de l'eau.

Et alors, seulement, ils se reconnurent, et ne se quittèrent plus.

Mais ... il y a un mais dans cette histoire,
jamais plus, ils ne s'approchèrent d'une rivière ou d'un fleuve.

(ce n'est pas si long que ça à lire, lisez jusqu'au bout



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